Les pavillons

Pavillon des États-Unis d’Amérique

Ce pavillon est emblématique de l’Expo par excellence parce qu’il ne ressemblait en rien aux autres, est situé tout près de la station de métro Sainte-Hélène (Jean-Drapeau).

La désormais célèbre sphère du superbe pavillon des États-Unis est un chef d’oeuvre de l’architecte Buckminster Fuller et ses collègues de la Fuller Sadao and Geometrics pour sa structure extérieure et du groupe Cambridge Seven Associates, dirigé par Peter Cherrnayeff, Terry Rankine et Ivan Cherrnayeff, pour l’aménagement intérieur et les exhibits. L’ensemble du pavillon géodésique est magnifique à admirer, de jour comme de nuit. L’architecture est unique en son genre, en ce sens que sa structure externe est complètement isolée de sa tructure interne. Jamais les plateformes, les escaliers roulants et les ascenceurs ne touchent aux murs extérieurs. Ce dôme est d’une hauteur de 20 étages et d’un diamètre de 76 mètres (250 pieds). Son volume auto-portant est de 198,240 m³ (7 millions de pieds cubes).

La construction

L’ossature en alvéoles est d’un alliage léger recouvert d’une peau polymère légèrement teintée.

Source: archives Domus Magazine retracé par DC Hillier,  groupe Expo 67 .

Le très avant-gardiste pavillon des États-Unis est un des plus populaires de l’Expo 67. 9 millions de personnes le visiteront. Grâce à cet ingénieux panorama 180° on peut constater toute l’ampleur du genre de file d’attente qu’il fallait affronter pour pouvoir le visiter. Hallucinant!


Source: Gabriel Jacob, groupe Expo 67 .

La fascinante obturation des bulles de la structure sphérique.

Certains alvéoles sont obscurcies par des panneaux tendus en écrans contrôlés par cellules photo-sensibles. On filtre les rayons du soleil tout en suggérant le profil des continents qui font illusion dun globe terrestre. Grâce à un capteur  de chaleur couplé à un petit moteur situé au centre d’un ensemble de 3 alvéoles, le degré de déploiement des stores triangulaires était réglé selon l’écart de température entre l’extérieur et l’intérieur de la sphère. Les alvéoles se couvraient plus ou moins de pointes entoilées pour cacher le soleil et empêcher la trop grande diffusion de sa chaleur vers l’intérieur, ou la dispersion de la chaleur ambiante du pavillon vers l’extérieur pendant la nuit. C’est l’ancêtre rudimentaire de notre domotique.


Source: Yvon Desjardins groupe Expo 67 .

Comment fonctionne ce mécanisme de stores en triangles: Google books – Popular Mechanics

Source: Robert Fulford, livre « This Was Expo »

Source: panorama fabriqué par Gabriel Jacob du groupe Expo 67.
Source: panorama fabriqué par Gabriel Jacob du groupe Expo 67.
 

L’ensemble est une célébration à la créativité du peuple américain illustrée par une large palette de réalisatons qui va des engins de la NASA aux artefacts pionniers du « Early American » en passant par les grandes icones d’Hollywwod, les peintures expressionnistes abstraites du mouvement moderniste, les multiples inventions et les photographies contemporaines.Le visiteur découvrait d’abord un ensemble rare d’objets d’art popuaire anonymes qui célèbrent la créativité de ce peuple. Un esclier mécanique long de 41 mètres (135 pieds) conduit ensuite les gens jusqu’au sommet pour découvrir les réalisations aérospatiales de la NASA, entre autres on pouvait y admirer une authentique capsule spatiale Apollo toute noircie par l’intense chaleur de son contact avec l’atmosphère, lors de son amerrissage, et le très célèbre LEM (module lunaire d’excursion). Il y a aussi la présentation des innovations technologiques. Puis le visiteur descend ensuite d’un étage pour se retrouver en contact avec les vedettes d’Hollywood et les oeuvres d’art contemporaines. Le tour d’horizon était complet et laissait une impression d’un univers merveilleux et moderne.

 
 




En plus on peut ajouter que c’est le seul pavillon de tout l’Expo qui est traversé sur toute sa largeur par un circuit du minirail, ce qui permettait aux visiteurs éventuels de déjà jeter dedans un coup d’oeil explorateur.

Le 20 juillet 1967, le gouvernement américain fait don de son pavillon à la Ville de Montréal qui en prend officiellement possession le 31 janvier 1968 à 23 h 59.

Pendant les années de Terre des Hommes qui suivent l’exposition universelle, la Biosphère est utilisée à des fins récréatives et populaires.

Elle finit par servir de Biosphère, un énorme vivarium abritant notamment une oasis florale peuplée d’oiseaux.

Incendie du revêtement polymère

Le 20 mai 1976, lors de travaux de réfection de la structure du bâtiment, un incendie accidentel détruit l’enveloppe polymère externe de la Biosphère en une flambée spectaculaire. Il ne reste plus que le squelette de la structure géodésique.

Incendie de l’ancien pavillon des USA / Biosphère

après l'incendie
Très belle photo du délabrement après l’incendie.

Cette « peau » transparente ne sera jamais remplacée, bien que l’auteur de la sphère, R. B. Fuller, ait suggéré une solution de remplacement. La Ville de Montréal interdit dès lors l’accès au site pour de nombreuses années.

 

1990

Le plan d’aménagement du parc des Îles (aujourd’hui rebaptisé parc Jean-Drapeau) est approuvé. Environnement Canada décide alors de participer à la réalisation du plan d’action municipal qui s’articule autour de la dominante naturelle du lieu : l’eau.

1990

Le plan d’aménagement du parc des Îles (aujourd’hui rebaptisé parc Jean-Drapeau) est approuvé. Environnement Canada décide alors de participer à la réalisation du plan d’action municipal qui s’articule autour de la dominante naturelle du lieu : l’eau.

 

Pavillon du téléphone

Source: McGill Digital Library

Visite guidée du pavillon du téléphone à l’expo 67. C’est amusant de voir que toutes ces petites choses qui nous semblent banales aujourd’hui étaient le futur d’hier… Je me souviens avoir adoré visiter ce pavillon et visionner son merveilleux film « Canada 67″ réalisé par les studios Walt Disney. Les appareils du futur avaient envahi même les cabines téléphoniques tout autour du pavillon!

Toutes les cabines téléphoniques étaient équipées d’appareils Touchtone (à boutons) qui remplaceront quelques années plus tard ceux à cadran, ou roulette, qui étaient encore en usage pour tout le monde.

 

PAVILLON DU TÉLÉPHONE – La Forêt enchantée (McGill Digital Archives)

Ce très populaire pavillon de 3 étages proposait quatre grandes activités. Les jeux de logique et de mémoire reprenant la thématique du téléphone à boutons pour jouer au tic-tac-toe, faire deviner son âge, ou se mesurer avec le Téléquiz. La Forêt enchantée permettant aux jeunes visiteurs de téléphoner à leurs personnages de bande dessinée favoris dans un environnement merveilleux. Le Picturephone laissant entrevoir toute la magie de pouvoir visualiser son interlocuteur à l’autre bout de la ligne. Le téléphone de science-fiction… ou maintenant notre propre téléphone cellulaire en Facetime! Et enfin, le Futur qui nous présentait toutes les possibilités commerciales et domotiques du nouveau téléphone qui s’appellera Touchtone. Ce pavillon commercial a fait une très intelligente et belle campagne de marketing pour préparer les gens à la future technologie numérique. Et admirez donc les super beaux appareils modernes et colorés sur les présentoirs!

PAVILLON DU TÉLÉPHONE – TeleQuiz (McGill Digital Archives)

« Ici par ici » Joli court métrage d’animation de Diane Obomsawin (dit Obom). Produit par l’ONF.

 

Pavillon de la Corée du Sud… pendant l’Expo

en 1979…

Coree - Cuba

 Photo: Julie Bélanger du groupe Expo 67 sur Facebook.

et maintenant en 2012…

Photo: Julie Bélanger du groupe Expo 67 sur Facebook.

Voir aussi: Les hôtesses

One thought on “Les pavillons

  1. Wow! Je suis moi même un grand fan de l’Expo67. J’avais 14 ans à son ouverture et je l’ai visité et revisité de fond en comble. J’ai visité ensuite toutes les Terres des hommes jusqu’à ce quon ferme le site. J’ai assisté avec tristesse aux détériorations dûes aux hivers, à la réduction progressive du terrain et des fermeture des pavillons. J’avais l’impression que le site, sa construction, ses infrastructures ses pavillons n’avaient plus de secret pour moi. J’ai suivi de près la transformation du site pour les floralies et la circuit Gille Villeneuve. Le réaménagement de l’île Ste hélène, etc. Le dôme géodésique entre autres a été pour moi une fascination telle que je vis maintenant dans un dôme. Je suis un enseignant du primaire à la retraite et j’ai fait connaître et transmis cet héritage à tous mes élèves. Je le fais encore sous forme de conférences données bénévolement dans des classes du primaire.
    Je trouverais fascinant de communiquer avec d’autres passionnés comme moi.
    Loran

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