Emballages japonais emballants

Au Japon, l’art de l’emballage des cadeaux a atteint des sommets de savoir-faire et de raffinement. On se sert de l’origami, de jeux de noeuds et du collage. C’est presque du scrapbooking. À vrai dire, l’art de présenter un cadeau est aussi important que le cadeau lui-même. L’emballage recherché symbolise la déférence envers la personne à qui on donne le cadeau. Et les japonais se donnent à plein dans la créativité.


Règles de politesse du cadeau

Les cadeaux sont donnés à ceux avec qui il existe un lien relationnel, tout particulièrement les gens qui ont aidé le donneur de cadeau.

Beaucoup de personnes demandent maintenant aux destinataires des cadeaux de les ouvrir. Mais s’ils ne le font pas, les japonais résisteront à l’envie de demander s’ils peuvent ouvrir le cadeau. Étant donné que l’acte d’accepter un cadeau peut engendrer un sentiment d’obligation non remplie de la part du receveur, les cadeaux sont parfois refusés en fonction de la situation. De plus, un cadeau accepté avec les deux mains est une marque de politesse, le prendre avec une main (si cela n’est pas justifié) pourrait être mal vu.

Il est impoli de se présenter à la maison de quelqu’un sans présent. En japonais, c’est appelé tebura (« mains vides »). Un cadeau est communément apporté dans le sac en papier du magasin où il a été acheté. Le cadeau est ensuite sorti et posé sur le sac du magasin lorsqu’il est présenté à l’hôte pour le lui donner en utilisant les deux mains. Le cadeau est souvent offert dans la salle de séjour. On l’offre en disant tsumaranai mono desu ga (« c’est insignifiant ») pour montrer de l’humilité.

Cependant, en affaires commerciales ou dans des situations professionnelles, on doit éviter de présenter le présent en ces termes, car il indique l’insignifiance de l’objet et donc diminue la valeur du receveur. Des expressions telles que honno o shirushi de gozai masu ga (« cela correspond seulement à mon appréciation symbolique mais… », implique de la gratitude envers le receveur que le donneur ne peut complètement exprimer) satisfont bien à l’étiquette professionnelle et sociétale.

Si l’hôte offre quelque chose, il est poli de faire un léger refus en disant okizukai naku (« s’il-vous-plaît n’en faîte pas un problème »), mais l’invité peut accepter avec enthousiasme si l’hôte demande une seconde fois.

Il est déconseillé d’offrir des cadeaux tel un réveil-matin ou des objets qui montrent clairement les chiffres 4 et 9, ceux-ci, par leur prononciation, rappelant l’idée de mort.

De la même façon, des objets représentant une partie du corps (buste ou présentoir de bague sous forme de main) sont à déconseiller car faisant penser à des corps amputés.

Une autre habitude au Japon est, pour les femmes d’offrir aux hommes du chocolat pour la Saint Valentin. Le chocolat peut être offert à l’objet de l’affection d’une femme, ou à tout homme avec lequel la femme est en relation. Ce dernier est appelé giri-choco (« chocolat obligé »). Les hommes qui reçoivent du chocolat pour la Saint Valentin donnent quelque chose de précieux en retour, un mois après pour fêter le Jour Blanchowaito dē» ). On appelle ces cadeaux les sanbai-gaeshi  («triple-retour» ) car le cadeau des messieurs doit être d’une valeur 3 fois plus importante que le cadeau reçu des dames.

D’une façon générale, tous les cadeaux de nourriture sont appréciés, mais à condition que leur emballage soit sophistiqué.

Exotique, n’est-ce pas?

Source: Wikipédia et Wikipedia
Photos: Pretty Kitsch, pavillon japonais du Jardin Botanique de Montréal.

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